jeudi 10 janvier 2008
Vivre le "passage du temps" en live-performance !
Soutine
L'artiste Lituanien Chaïm Soutine est à l'honneur dans la capitale avec cette monographie magistrale qui retrace l'oeuvre troublante de cet artiste aux multiples paradoxes.Tantôt décrit à son arrivée dans le Paris de début de siècle comme un "juif pouilleux", tantôt comme un homme impeccable, au français parfait, Soutine essuya de nombreuses critiques antisémites virulentes, obscènes.
Il fréquenta assiduemment le Louvre où il copia beaucoup Rembrandt et son Boeuf Ecorché . Cézanne, le Greco, Corot et Courbet sont eux aussi des sources irréfutables de l'artiste. A travers cette exposition nous découvrons de nombreuses anecdotes souvent épiques, comme celle de son marchand, Zborowski, qui l'envoya travailler à Céret, lieu où fermente alors la création cubiste des années vingt. Soutine n'y supportant pas la solitude commença même à détruire ses oeuvres. Il supplia Zborowski de venir le chercher.
Pour entrer dans l'univers de l'expressionniste Soutine, il faut en accepter la violence, le rapport tourmenté qu'entretient Soutine avec la matière picturale. Les oeuvres sont physiquement imposantes, les superpositions de couches invitent au toucher. Il y a chez Soutine un rapport extrêmement sensuel, généreux avec la matière.
Avec Le Quartier de Boeuf , il s'essaye comme Rembrandt à la représentation de la carcasse. Ou peut- être faudrait-il y voir la métaphore de notre carcasse? En d'autre termes la représentation somme toute classique d'une vanité contemporaine...seulement Soutine, à cette capacité d'y insuffler la vie, de rendre ces chairs putrifiées (les services sanitaires de Paris s'en souviennent) vivante.
Petit, Chaïm Soutine assistait aux sacrifices de poulets en Lituanie. Trente ans plus tard, le médium de la peinture lui permettait d'exprimer le cri de sa gorge qui n'est jamais sortit.
Les têtes à claques, Pourquoi ça marche????
« j'aime l'humour québécois!! ces petits sketch sont hilarants ! Ils sont courts , pas besoin d'une heure de libre ! Rien que les marionnettes sont à mourir de rire , alors avec l'accent en plus .. c terrible ! ».
« j'adore les têtes à claque ! Depuis que je les ai découvert je regarde au moins un sketch par jour ! Je trouve ces petites histoires très drôle ! Cette situation nous renvoie au quotidien et toutes les petites choses insignifiantes auxquelles on ne fait pas attention . Et lorsque l'on met le doigt dessus c'est vraiment marrant! »
« le plus drôle ce sont les personnages eux mêmes ! Cette façon de parler , de bouger , les expressions typiquement québécoises que je découvre pour ma part , sont vraiment hilarant!
Cette technique de marionnette en pâte en modelé est vraiment original , j'adore ! »
Résumons nous , de l'humour beaucoup d'humour , des petits personnages originaux et novateurs le tout diffusé en quelques minutes et vous obtenez le carton de 2007 !!!
Les p'tites de Chikoutimi
Et un petit peu de vocabulaire....et de technique
Hey mon ami ! Tu vas ben watcher les tites tetes à cloaques les dimanches en pitonnant sur Canal + à 14h20 ?
A coup sur, tu es déjà passé sur le site et ti as checké nos chums le pilote, le pti roux de chikoutimi et le sailer de Willi waller !
Toi qui a la guédille au nez et qui a la plotte par terre, t'es tanné de c'thiver qui dure ? J'ai une question pour toi là : Ti sais ti donc comment tes chums de tetes à cloaques naissent ?
Ti connait les chums wallace et Gromit là ? Et ben ton tete à cloaques, il nait pareil. C'est une technique unbelievable, je dirais même un amazing concept qui s'appelle la « stop motion ». Wow, minute uncle Tom, comment que ça marche c'te technique ?
Check ben la démonstration que j'va te donner là !
Etape 1 : tu peintures un joli fond pour tes personnages,
Etape 2 : tu prends ta pâte à modeler et tu fais un beau pti personnage avec tes mimines,
Etape 3 : tu le poses devant ton fond et tu règles ton appareil photo en face,
Etape 4 : prends une portrait de ton personnage et puis bouge le afin de créer un mouvement, reprends une photo et ainsi de suite... Fais ben attention à pas faire de grands sparages avec tes personnages là car c'est ben plus toffe... Tiguidou ! Tu as ben compris l'astuce hein ?
Wow ! Check ben ma frimousse, tu watches ben que y'a que mes yeux qui bougent, hein ?
Etape 5 : tu utilise ton ordinateur pour passer ces images en accéléré et ainsi mouver ton personnage Etape 6 : tu y incruste ta trombine qu'taura filmée auparavant... Tu peux même faire quelques déformations qui rendront ton chum ben plus kioute !
Etape 7 : tu ajoute la bande son avec ta belle voix. Là, tu peux faire des jokes, placotter, jaser et ben rigoler avec tes chums !
C'est pas beautiful ça ? C'est même pas toffe comme technique !
Michel Beaudet, le père de tes chums Têtes à cloaques, y s'enfarge pas dans les fleurs du tapis. Wow, il prend pas beaucoup de temps pour faire ses clips. Alors que Wallace et Gromit, y marchent au mieux avec 24 images/seconde (avec une moyenne de 15 images/seconde), pour nos têtes à cloaques, pantoute !! Icitte, les clips sont réalisés rapidement et avec peu d'images animées. Tu wactches ben justement que ça qui est comique, c'est la relation entre fixité et mouvement des yeux et du mâche-patates disproportionnés. Le vois-tu pas comme c'est extraordinary ?
Merci Uncle Tom pour toutes ces astuces !
On a pas flagossé en lisant ct'article, jm'en vais vous traduire quelques bonnes vieilles expressions :
pitonner : zapper
chum : ami
avoir la guédille au nez : avoir le nez qui coule
avoir la plotte par terre : être très fatigué
être tanné : en avoir marre
un portrait : une photo
des sparages : grands mouvements
toffe : difficile
Tiguidou ! : c'est d'accord !
Kioute : mignon
jaser, placotter : discuter, parler
s'enfarger dans les fleurs du tapis : se compliquer la vie
pantoute : pas du tout
Icitte : ici
le mâche-patates : la bouche
flagosser : perdre son temps
Les p'tites de chikoutimi
Eh! Mon ami....
(« Les têtes à claques » - Le Willi Waller)
Ca vous dit quelque chose ?
NON……..
Eh bien c’est le moment de découvrir ce site hilarant qui nous vient directement du Québec, pour notre plus grand plaisir.
Depuis sa création, le 16 août 2006, ce site humoristique qui propose de courts clips vidéos d’animation en volume mettant en scène différents personnages humoristiques dans des situations plutôt cocasses connaît un véritable succès et a séduit le cœur de millions d’internautes (3,2 millions en 2 mois).
Son créateur Michel Beaudet, publicitaire québécois, avoue pourtant le caractère accidentel des têtes à claques. L’idée originale était, en effet, de créer une émission éducative pour enfant qui mettrait en scène la vie quotidienne d’animaux en pâte à modeler.
Quoiqu’il en soit, la conquête de ces petits êtres en pâte à modeler n’a cessé de croître au point de rendre le phénomène « têtes à claques » incontournable et international : on les retrouve sur la chaîne de télé canadienne Radio-Canada, dans des pubs télévisées pour des opérateurs de téléphonie mobile, dans la presse écrite (même Le Monde !!!), au rayon DVD…. Et, depuis le 6 janvier sur Canal+, tous les dimanches et en clair !!!
Bref la "tête à claque mania" ne fait que commencer chez nous, français…. Et on leur prédit beaucoup de réussite !!!!
Avis aux amateurs, allez y jeter un coup d’œil, c’est que du bonheur :
www.tetesaclaques.tv/
Les p'tites de Chikoutimi
Un spectacle coup de coeur!
Peut-on tuer Don Quichotte ? est une pièce de Catherine Levy, mise en scène par Francine Leca et interprétée par
Ce spectacle s’est donné dans trois lieux prestigieux : au Théâtre du Ranelagh à Paris en juin dernier, au Théâtre Montansier à Versailles en novembre et au conservatoire Niedermeyer à Issy les Moulineaux en décembre.
Alors, me direz-vous, qui sont ces gens ? Et que font-ils ?
Catherine Levy est auteur dramatique et écrivain, a écrit de nombreuses pièces comme Algérie en éclats ou La nuit des Papillons, des romans tels que Profession Acteur ou Mouloud au cœur, et a adapté L’Enfant Peul, L’œuvre de Dieu, La part du Diable.
Francine Leca est la première femme chirurgien cardiaque en France, élue meilleur chirurgien l’an passé. Elle dévoue sa vie aux enfants malades, atteints de malformations cardiaques. Et c’est pour eux qu’elle a créé l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque-Enfants du Monde avec Patrice Roynette en 1996.
Mécénat Chirurgie Cardiaque-Enfants du Monde se mobilise en faveur des enfants atteints de malformations cardiaques qui ne peuvent bénéficier dans leur pays des techniques médicales et chirurgicales existantes pour des raisons de coûts. L’association les prend en charge, assure le financement de leur opération et de leur séjour en France. Aujourd’hui, plus de 1000 enfants ont pu être sauvés grâce à l’action de Mécénat.
Personnellement, j’ai vu le spectacle trois fois, et ce pour plusieurs raisons.
La première, bien sûr, soutenir cette si belle cause.
La deuxième, aller applaudir des amis sur scène puisque je connais plusieurs membres de la troupe.
Là, je sens poindre des remarques sur mon manque d’impartialité et d’objectivité ! Peut-être, sûrement même ! Ce qui n’empêche pas que ce soit une très bonne pièce !
En effet, ce spectacle réunit de bons acteurs et une bonne mise en scène, un texte drôle et touchant qui épingle la société actuelle et en montre les travers. Seize personnages aux personnalités marquées discutent au gré de leurs rencontres des problèmes de sociétés, de leur vie, de leurs passions, de leurs rencontres.
Ensuite, ce spectacle n’est pas uniquement du théâtre. Des danseurs New Style, House ou Break Dance, des musiciens, guitariste et joueur de Jumbe, des chanteuses Jazz et Lyrique interviennent tout au long du spectacle, participant à l’histoire et à sa richesse. Et le public assiste à des moments d’exceptions de danse et de musique : qui croirait en un duo grand air de Carmen (Bizet)/Jumbe ?
Alors, non, même en ayant vu le spectacle trois fois, je ne me suis pas ennuyée !
Pourquoi me direz-vous ? Parce que c’est un très bon spectacle et parce que j’ai en fait assisté à trois spectacles différents en trois représentations !!
Comme la troupe est composée de bénévoles et que les représentations étaient espacées dans le temps, tous n’ont pas pu être présents les trois fois. Ce fait a provoqué des changements dans la distribution, et donc des modifications et des ajouts tant au niveau du texte (ajout de scènes et de personnages) que des « interludes » musicaux et dansés.
Alors, je ne saurais trop vous enjoindre à aller voir ce spectacle.
A condition, malheureusement, que vous soyez prêts, ou que vous ayez l’occasion, de vous rendre à Bordeaux ou à Beyrouth, prochaines cités où les Parcoeurs se produiront !
A plus long terme, je sais que cette troupe soudée, au grand cœur, est prête à se lancer dans de nouvelles aventures théâtrales pour soutenir leur association, et s’amuser encore, et faire sourire et vibrer leur public.
La pièce :
Nous sommes dans un grand café parisien, c’est le 14 juillet en fin d’après midi. Mademoiselle Isabelle
est derrière sa caisse et trie des papiers. Jean prépare les tables. Les clients arrivent ; les habitués, les passants.
Don Quichotte vient tous les soirs. Il se mêle des conversations, donne son avis sur tout. Il est souvent exaspérant mais son érudition force l’admiration de ses amis, habitués de ce café : Cyrano, avec qui il aime avoir des duels de mots à travers lesquels leur conception du monde s’affronte, Sancho son fidèle élève, un jeune homme fier de son mentor, le Professeur qui vient corriger ses copies et assiste toujours Cyrano dans les “duels”. Il y a aussi des mères qui marient leurs enfants, une jeune fille qui rencontre l’amour à la station Javel, une femme qui déteste sa vie et les endives, un danseur de hip-hop qui offre sa danse à son amie comme on offre un bouquet de roses… Il y a un promoteur qui voudrait acheter la maison de Don Quichotte, un architecte qui a amené une maquette avant- gardiste et enfin une belle jeune fille, Dulcinée, avec ses copains de toujours Marc et Dorian. Elle provoque une émotion intense en Don Quichotte. Une chanteuse et un musicien viennent donner un petit concert. Dans ce café
on parle de tout ce qui concerne le monde actuel.
Mécénat Chirurgie Cardiaque-Enfants du Monde
33 rue Saint-Augustin 75002 Paris
01 49 24 02 02
Marie Poirson
Quand Shakespeare nous inspire la modernité...
Shakespeare, ce poète et dramaturge anglais, dont l’œuvre, à cheval sur le 16ème et 17ème siècle, semble être unique et intemporelle, ne cesse de nous inspirer. C’est lui qui a toujours su mettre à nu nos états d’âme, dévoiler nos pensées les plus intimes, nos doutes… « Etre ou ne pas être ? » Telle est la question qui le rend immortel!
Cette année le souffle Shakespearien plane sur les scènes françaises et insuffle aux artistes toute sa modernité. Son texte résonne dans la mise en scène du Roi Lear de Laurent Fréchuret et sa tragédie s’incarne dans les mouvements chorégraphiques des danseurs de Roméos et Juliettes, la dernière création de Sébastien Lefrançois, fleuron du prochain festival Suresnes Cités danse.
Voici un petit aperçu de ces deux créations que je vous invite à aller voir de plus près.
Lumière sur…Le Roi Lear
Mis en scène par Laurent Fréchuret
(Directeur du Théâtre de Sartrouville)
« Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle »
Avec: Thierry Blanc, Xavier Boulanger, Sophie Cattani, Eric Challier, Philippe Duclos, Eric Frey, Thierry Gibault, Hervé Lassïnce, Odja Llorca, Vincent Nadal, Caroline Piette, Dominique Pinon, Rémi Rauzier.
Le roi est nu!
« Un plateau vide, nu. Seuls trois châteaux de terre au milieu de la scène. Terre friable qui représente le royaume dérisoire que Lear veut partager entre ses trois filles, symbole d'un pouvoir que l'on va se déchirer et qui poussera Lear à la folie.Cette nouvelle version de la pièce, rythmée et enlevée, est une explication de texte de grande classe. Pas besoin d'être un familier de Shakespeare pour comprendre que la folie dans Le Roi Lear n'est pas celle de ceux que l'on perçoit comme des fous, mais c'est la passion aveugle et sanguinaire de ceux qui vont s'entretuer pour la possession symbolique de cette terre qu'au fil de la pièce on voit piétinée, éparpillée sur la scène, jusqu'à ce qu'il n'en reste que poussière sale et souillée. On assiste à la triste tragédie du monde. Pourtant des moments burlesques hilarants, habilement rendus, nous rappellent que le rire, autant que la cruauté, est le propre de l'homme. La nouvelle traduction (écrite spécialement) de Dorothée Zumstein est limpide, fluide et la mise en scène de Laurent Fréchuret est sobre, intelligente, servant le texte de manière évidente. Rien d'autre qu'une immense scène sans décors, très peu d'accessoires où les acteurs sont disposés comme les pions qu'on manipule sur un échiquier. Dominique Pinon a dans la silhouette, la démarche et le regard la fragilité de l'homme démuni, humilié qui accède enfin à l'innocence, à travers sa folie. Trois heures qu'on ne voit pas passer! »
Télerama
Sur une scène-désert livrée à la seule fureur de ses acteurs, Laurent Fréchuret met en gouffre la désespérante descente aux abîmes de Lear, et prend tant de plaisir à nous la conter que chaque personnage de la foisonnante intrigue acquiert tout à coup une singulière densité.
Le Figaro
Laurent Fréchuret, scrupuleux et intuitif, appuie son travail sur une traduction nouvelle de Dorothée Zumstein, une traduction pour la scène. Dominique Pinon est un admirable Lear, du premier au dernier mot.
Pariscope
Une oeuvre terrible et grandiose dans une création réjouissante où l'on frémit, où l'on rit, où l'on est saisit. Ici Shakespeare a été réadapté dans une langue volontairement actuelle. Laurent Fréchuret en propose une très belle mise en scène. En tête d'une troupe à l'unisson, un magnifique Dominique Pinon.
Le Parisien
En attendant le triste et tragique épilogue, le public rit. A maintes reprises. Là est, sans doute, la première qualité de cette mise en scène : au-delà du choix vertueux d'une scénographie dépouillée, il a réussi, sans perdre de vue le caractère fondamentalement tragique de la pièce, à mettre en lumière les traversées bouffonnes de ce merveilleux texte.
La Terrasse
Le superbe poème de Shakespeare dans une mise en scène resserrée sur le jeu d’acteurs, avec Dominique Pinon touchant dans le rôle du roi et du père déchu... La mise en scène rappelle que ce monde est aussi le nôtre…dédiée au jeu d’acteurs et à l’artisanat du théâtre, avec des rôles masculins particulièrement réussis.
Actuellement en tournée en France…
Faisons place à la danse avec
Roméos et Juliettes
d’après William Shakespeare
Chorégraphie de Sébastien Lefrançois
Depuis 1994, date de la création de sa compagnie Trafic de Styles, Sébastien Lefrançois n’a cessé de surprendre. Tout en demeurant ancré dans l’univers du hip hop, il s’est progressivement ouvert aux influences des arts plastiques : “L’incroyable Mister Pulp”, 2001, de la danse théâtre : “Attention travaux”, 2002 et du cirque : “Le Poids du ciel”, 2003 et “Spécimen”, 2006. A son parcours éclectique, il ajoute cette fois le répertoire classique et se frotte au mythe par excellence : Roméo et Juliette. Du drame d'amour magnifié par Shakespeare il pense et il a sûrement raison que “tout n’a pas été dit”. Réécrivant dans une esthétique contemporaine cette histoire de clans, il a imaginé un dispositif scénique inédit, dans lequel deux interprètes “traduisent” en mots les mouvements des danseurs. Façon astucieuse de faire pénétrer les spectateurs au cœur du code gestuel hip hop. Façon aussi de réaffirmer la prééminence du corps, outil d’une nouvelle langue des signes dont Sébastien Lefrançois nous
donne les clés.
Du 31 janvier au 6 février pour la 16ème édition du festival Suresnes Cités danse.
http://www.theatre-suresnes.fr/scd/
Céline Durand
